[Critique de film] Le discours d’un roi de Tom Hooper
Synopsis : Le film raconte l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Élisabeth. Celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Édouard VII. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler.
Je ne savais vraiment pas par où commencer lors de la rédaction de cette critique. Comment exprimer mon ressenti face à ce film que j’ai pourtant déjà vu deux fois et que j’ai adoré. D’ailleurs, j’ai toujours un peu de mal face au biopic, je ne sais jamais comment les appréhender. Mais cette fois, je n’ai même pas eu à me poser la question du biopic tant les acteurs ont réussi à saisir avec vivacité chaque seconde qui défile à l’écran. Car ce que je retiens avant tout de ce film, ce sont les acteurs.
George Rush qui joue Lionel Logue est époustouflant. En sachant que le scénario s’est inspiré de son propre journal intime, on arrive vraiment à imaginer l’individu qu’il a dû être. George Rush arrive a lui insuffler une véritable profondeur, on imagine cet homme espiègle et sarcastique fasse au futur roi d’Angleterre qui veut avant tout l’aider même si cela doit passer par des disputes et des incompréhensions.
Quant à Colin Firth (que j’avais adoré dans « A single man »), il interprète George VI de manière remarquable. C’est une véritable performance d’acteur. Il arrive à retranscrire parfaitement l’handicap dont souffre le roi. Tout au long du film, on ressent la frustration, le doute et la douleur qui habite cet homme, face à un père autoritaire et à un frère désabusé, qui deviendra malgré lui, roi d’Angleterre. Tom Hooper filme ces acteurs grandioses en nous racontant leur histoire de manière assez linéaire et classique, mais qu’importe la qualité de l’interprétation efface tous les défauts du film. La future reine incarnée par Helena Bonham Carter est aussi brillante que les autres acteurs. Son accent british et ses manières légèrement pince-sans-rire la rendent attachante et surtout donne du relief à son jeu. Elle montre bien que derrière chaque grand homme se cache une femme, et en l’occurrence quelle femme !
Le discours d’un roi est une véritable claque ! Après Black Swan, 2011 vient nous apporter un nouveau grand film ! Décidément 2011 annonce un très bon cru cinématographique !
